Guerre de Vendée : « Il n’est pas possible de parler de ‘génocide' »

Dans un ouvrage consacré aux guerres de Vendée, Patrick Buisson relance la thèse du « génocide vendéen ». Interview de l’historien Jean-Clément Martin.

Par François Sionneau; Publié le 26 novembre 2017 à 09h57

Patrick Buisson, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée et directeur de la chaîne Histoire, publie « La grande histoire des guerres de Vendée » (Ed. Perrin). Dans cet ouvrage préfacé par Philippe de Villiers, Patrick Buisson rouvre un débat historique, en qualifiant notamment de « génocide » les massacres perpétrés en Vendée en 1793.

Jean-Clément Martin, historien spécialiste de la Révolution française et de la guerre de Vendée, explique son « total désaccord » avec les thèses de Patrick Buisson.

Non Hitler n’est pas arrivé au pouvoir démocratiquement

Hitler a fait un coup d’État !

En mars, 1933 Les nazis n’avaient pas obtenu les 50% des députés, malgré les fraudes massives et la terreur qu’ils organisèrent dans le pays ! Il n’avaient obtenu que 42% des voix !

Pour obtenir les pleins pouvoirs, et détruire la démocratie, il leur fallait plus que la majorité simple ! Il leur fallait la majorité qualifiée des 2/3

Pour se rapprocher de cette majorité qualifiée, LE NAZIS ONT EMPÊCHÉ LES 81 DÉPUTÉS COMMUNISTES DE SIÉGER (Envoi de milices armées dans les quartiers pour faire la chasse aux communistes, arrestation des députés ! Interdiction des syndicats le 2 mai ! Assassinats de militants communistes, et arrestation d’autres ! Internement à DACHAU, 1er camp de concentration nazi) ! Incendie du Reichstag ! Mais malgré cela cela ne suffisait pas ! Ils ne l’obtiendront qu’en soudoyant l’un des partis de droite, le « parti du centre » qui avait 74 députés !

Présidentielle 2017: La grande peur des tenants du système !

Depuis quelques jours, cela semble être la panique !

Mélenchon talonnerait les deux premiers (Le Pen et Macron) et dépasserait le longtemps 3e (Fillon), et menacerait donc d’être au 2e tour.

Du coup Hollande sort de son mutisme pour tirer sur Mélenchon et faire voter Macron.

Parallèlement on fait tirer à boulets rouges sur les « réseaux sociaux » qui seraient la cause de cette situation. Les journalistes des grands médias s’inquiètent : ils ne seraient plus suivis dans leurs éditoriaux ; les spécialistes ne seraient plus écoutés ; les grandes campagnes de soutien aux tigres de papier, que sont Le Pen, Macron et Fillon, tourneraient dans le vide.

Que se passe-t-il donc ? En réalité, les tenants du système sont aujourd’hui victimes des dérives de leur propre système. Ils ont encensé Internet et les réseaux sociaux sans en mesurer le risque, pour eux-même.