Aujourd’hui les USA nationalisent les banques : alors en France ne privatisons pas La Poste!

La Poste, c’est le courrier, mais c’est aussi la Banque Postale. La Poste c’est l’épargne populaire collectée par le Livret A, et ce sont les Chèques postaux.

Le krack boursier américain qui se répand comme une traînée de poudre sur le monde entier prend son origine dans la mise en danger de l’argent de milliers d’épargnants privés dans des opérations douteuses, et dans des trafics frauduleux, mais légaux. Va-t-on livrer votre argent aux requins de la finance (en espérant qu’il ne l’aient pas déjà fait !)? Car c’est cela la privatisation annoncée de La Poste, et le glissement vers le « tout finance » est en cours !

Aujourd’hui, le gouvernement américain en est à éponger les dettes des banquiers. Pour sauver ce qui est encore sauvable, et sauver surtout les richesses des plus riches américains, il emploie des méthodes autrefois raillée et méprisées : la Nationalisation !Le 9 septembre dernier, les médias ont, en effet, fait leur « Une » sur la nationalisation des grandes banques américaines Fannie Mae et Freddie Mac. C’est ni plus ni moins comme la plus massive nationalisation de l’histoire du capitalisme : 5 000 milliards de dollars d’actifs sont concernés, et le Trésor américain s’est engagé sur le principe de leur recapitalisation à hauteur de 200 milliards de dollars “en cas de pépin”. Cela équivaut à plus de 12 fois le coût final du sauvetage du Crédit Lyonnais et à 25 fois le “Kerviel” — une unité baroque qui représente environ huit milliards de dollars — pour situer ces montants qui défient notre imagination sur l’échelle du désastre financier.

Le Trésor américain a, donc, d’un coup démultiplié la dette publique des Etats-Unis. Celle-ci est passée de 9515 milliards de dollars à 14915 milliards de dollars par la prise en compte des engagements des deux agences de refinancement hypothécaire, qui totalisent 5400 milliards de dollars. Et cela représente 13% du PIB des Etats-Unis aujourd’hui.

Le 15 septembre, la faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers, l’un des piliers de Wall Street, ébranle la planète. Beaucoup se demandaient jusqu’où pourrait aller la débandade provoquée par la crise du crédit immobilier américain : il est à craindre que l’on ne commence seulement à n’en découvrir qu’un aspect aujourd’hui.

Le 20 septembre, le gouvernement américain injecte 700 milliards de dollars pour éponger les créances douteuses avec l’argent du contribuable américain.

Hier, tous les experts, et particulièrement le Medef et Nicolas Sarkozy – dont l’un des engagements électoral était d’introduire les subprimes en france – louaient les politiques des apprentis sorciers de la finance américaine. Hier on raillait l’amateurisme de l’état (et de La Poste publique), incapable de piloter la  » Formule 1  » de la Finance.

Aujourd’hui on pourrait en rire si les conséquences dramatiques allaient seulement frapper les plus riches ! Mais ce seront les plus pauvres qui en payeront la facture !

Hier, avec ces trafics frauduleux, mais légaux, le produit du travail des salariés était aspiré au profit des plus riches : champagne, luxe « à tout casser », vacances aux Seychelles, Yacht, etc. pour une minorité, adulée des médias. Aujourd’hui, en nationalisant les pertes, ou en transférant la crise financière au reste des places financières de la planète, et au reste de l’économie, par le biais de leur loi sur la faillite (comme c’est en train de se passer pour Lehman Brothers) les USA et les multinationales s’apprêtent à transférer le prix de leurs folies sur les salariés : chômage, vie chère, recul social, renforcement de l’exploitation, etc.

Aussi, à l’heure où, en France, le gouvernement et le Medef veulent privatiser La Poste, disons « STOP ! » « Casse cou ! » « Halte là ! » !

  • Usager, défend toi ! Usager défend ta Poste !
  • Car c’est à ton argent, et à ta vie, que le pouvoir en veut !
  • Signez la pétition nationale contre la privatisation de la Poste.
  • Soutenez les salariés de la Poste, qui sont à votre service, au service de votre argent et de vos intérêts d’usagers.

[ Reprise de l’ancien site, date de publication initiale antérieure (20 septembre 2008) ]

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