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La privatisation de France Telecom, ancien service des PTT, et vous

Posté par Gilles dans Politique le 08-11-2009

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A France Telecom, ancien service des PTT comme La Poste, l’effet est aujourd’hui catastrophique pour l’usager payeur devenu client: la privatisation a conduit à l’effondrement de l’emploi interne de plus de 60 000 personnes en 10 ans; Aujourd’hui il est plus difficile de se faire dépanner et de se faire servir !

Certes quelques 20 000 emplois ont été externalités dans des entreprises sous-traitantes, mais c’était pour mieux exploiter: précarité, bas salaires, stress, vie éclatée, horaires impossibles, etc. c’est le lot de ces salariés ! La fin des emplois de fonctionnaires n’a (évidemment) pas amélioré la vie des contractuels; elle l’aurait plutôt « plus que dégradée ». Merci pour les jeunes !

La mise en concurrence des entreprises de télécoms a eu un effet catastrophique pour l’usager, qui, non content d’être obligé de payer des services autrefois gratuits (car inclus dans l’abonnement), se perd dans les appels sans suites et sans effets (mais payants !) vers des plateformes téléphoniques impalpables et inaccessibles, en cas de panne de leur installation.
Le technicien des télécoms, autrefois conseiller fiable car non intéressé à la vente (car fonctionnaire assermenté), a opéré une mutation dangereuse pour l’usager. Il est aujourd’hui pressé et poussé – et stressé (on dit « managé ») – par sa hiérarchie de facturer absolument et à tout prix l’usager devenu « cochon de client ». (Lisez Que Choisir de septembre 2008 !)

Aujourd’hui la Poste prépare la même métamorphose pour le facteur et le guichetier: le premier étage de la fusée c’est l’opération « facteur d’avenir ». De conseiller fiable et serviteur désintéressé, la Poste vise à le transformer en mercenaire zélé des services payants de l’entreprise, collecteur zélé du profit pour les actionnaires.

En quelque sorte, comme pour les autres entreprises privatisées, la privatisation de la Poste serait une sorte de métamorphose « à l’envers » du papillon. Au lieu de passer de l’état de « laide crysalide » à celui de « beau papillon », on assistera à la métamorphose du papillon en chenille dévoreuse, voire en mante religieuse.

[ Reprise de l'ancien site, date de publication initiale antérieure ]

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