{"id":555,"date":"2011-01-30T09:24:14","date_gmt":"2011-01-30T08:24:14","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/?p=555"},"modified":"2011-01-30T09:25:05","modified_gmt":"2011-01-30T08:25:05","slug":"charles-pieters-est-decede","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/2011\/01\/30\/charles-pieters-est-decede\/","title":{"rendered":"Charles Pieters est d\u00e9c\u00e9d\u00e9"},"content":{"rendered":"<div class=\"fblike_button\" style=\"margin: 10px 0;\"><iframe src=\"http:\/\/www.facebook.com\/plugins\/like.php?href=https%3A%2F%2Fwww.gillespichavant.com%2Fblog%2F2011%2F01%2F30%2Fcharles-pieters-est-decede%2F&amp;layout=standard&amp;show_faces=false&amp;width=450&amp;action=like&amp;colorscheme=light\" scrolling=\"no\" frameborder=\"0\" allowTransparency=\"true\" style=\"border:none; overflow:hidden; width:450px; height:25px\"><\/iframe><\/div>\n<p>Hommage \u00e0 un militant CGTU puis CGT, ancien     R\u00e9sistant-D\u00e9port\u00e9.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"http:\/\/img.over-blog.com\/199x300\/0\/24\/81\/01\/photos\/Charles-Pieters.jpg\" alt=\"Charles Pieters\" width=\"114\" height=\"171\" \/><\/p>\n<p>N\u00e9 le 24 d\u00e9cembre 1914, et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 20 janvier 2011 \u00e0 Dieppe, Charles Pieters est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 96     ans.<\/p>\n<p>C\u2019est une grande figure du syndicalisme, du Parti communiste, et de la R\u00e9sistance, qui dispara\u00eet.<\/p>\n<p>Orphelin  \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 16 ans d\u2019une m\u00e8re ouvri\u00e8re \u00e0 Dieppe, et fils reconnu d\u2019un  p\u00e8re officier belge, qui lui     avait donn\u00e9 son nom, Charles adh\u00e9ra aux Jeunesses communistes en  1930, puis \u00e0 la CGTU du b\u00e2timent en 1932. A cette \u00e9poque, il fit le coup  de poing avec les Camelots-du-Roi, organisation d\u2019extr\u00eame     droite.<!--more--><\/p>\n<p>En  1936, il fit son service militaire au 2e bataillon du 39e RI, dans la  6e compagnie, la m\u00eame qui s\u2019\u00e9tait     r\u00e9volt\u00e9e en 1917 pour exiger la fin de la guerre. C\u2019est l\u2019\u00e9poque des  grandes gr\u00e8ves et de la grande esp\u00e9rance du Front populaire. Son  service termin\u00e9, il reprit son m\u00e9tier de docker, et devint     secr\u00e9taire adjoint du syndicat CGT.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s  la gr\u00e8ve du 30 novembre 1938, qui fut marqu\u00e9e par de nombreuses  arrestations et condamnations de     militants, il rempla\u00e7a le secr\u00e9taire du syndicat, Robert Ducroquet,  condamn\u00e9 \u00e0\u00a0 huit mois de prison et 50 Frs d\u2019amende, et devint permanent  syndical.<\/p>\n<p>Entre temps, son demi-fr\u00e8re Eug\u00e8ne Houssaye, qui s\u2019\u00e9tait engag\u00e9 dans les Brigades internationales, disparut     d\u00e8s son arriv\u00e9e en Espagne, sans doute sur le Front de Madrid.<\/p>\n<p>Mobilis\u00e9  en septembre 1939, il fit face \u00e0 l\u2019offensive allemande avec son groupe  du 39e RI, en premi\u00e8re ligne,     sur la Meuse, pr\u00e8s de Forbach. Apr\u00e8s la retraite puis la d\u00e9b\u00e2cle, il  fut arr\u00eat\u00e9 sur un pont de Rouen\u00a0 par les Allemands qui l\u2019envoy\u00e8rent  rejoindre des milliers d\u2019autres soldats au Camp de     St-Pol-sur-Mer dans la Pas-de-Calais. De l\u00e0 il s\u2019\u00e9vada, et revint \u00e0  Dieppe \u00e0 v\u00e9lo au mois de juillet 1940.<\/p>\n<p>D\u00e8s  le mois d\u2019ao\u00fbt 1940, il constitua avec quatre autres militants  dieppois, un groupe de r\u00e9sistance qui prit     le nom d\u2019 \u00ab\u00a0OS\u00a0\u00bb (organisation sp\u00e9ciale), dans le but de distribuer  l\u2019appel de Jacques Duclos et de Maurice Thorez \u00e0 la R\u00e9sistance, et les  tracts du Parti Communiste clandestin et     interdit.<\/p>\n<p>Il  organisa un coup de main, le 30 novembre 1940, pour r\u00e9cup\u00e9rer des  armes. L\u2019objectif \u00e9tait de     d\u00e9sarmer deux officiers allemands qui sortaient du caf\u00e9 le \u00ab\u00a0Tout Va  Bien\u00a0\u00bb. Cela ne se passa pas comme pr\u00e9vu. Charles fut arr\u00eat\u00e9, et  condamn\u00e9 \u00e0 9 mois de prison, au b\u00e9n\u00e9fice du doute,     par le tribunal allemand, le 13 d\u00e9cembre 1940. Il s\u2019\u00e9vada de la  prison Bonne Nouvelle de Rouen, le 13 septembre 1941, avec\u00a0 la  complicit\u00e9 de la direction de la prison qui le lib\u00e9ra un matin.     Il fut de nouveau arr\u00eat\u00e9, par la police fran\u00e7aise, le 23 octobre  1941, et envoy\u00e9 \u00e0 Compi\u00e8gne, au camp de Royallieu (Frontstalag 122).<\/p>\n<p>Le  7 mars 1942, il s\u2019en \u00e9vada, en sautant dans un camion qui sortait du  camp. Il entra dans la clandestinit\u00e9,     ne remit pas les pieds \u00e0 Dieppe, et ne revit sa famille qu\u2019\u00e0 son  retour de d\u00e9portation en 1945. Il prit le nom de son jeune fr\u00e8re Eug\u00e8ne  Houssaye.<\/p>\n<p>Affect\u00e9 au groupe FTPF \u00ab\u00a0Normandie\u00a0\u00bb,  il participa en avril 1942, \u00e0 la destruction d\u2019un groupe de  compresseurs aux ateliers de Quatre-Mares, \u00e0 un sabotage des voies de  chemins de fer sur     la ligne Rouen-Amiens, \u00e0 un autre sur la ligne Rouen-Paris, et \u00e0 des  engagements contre des soldats et des officiers allemands de la  Wehrmacht. Fin avril 1942, il fut mut\u00e9 \u00e0 Paris comme     responsable interr\u00e9gional technique. L\u2019inter-r\u00e9gion comprenait sept  d\u00e9partements: le Calvados, l\u2019Eure, l\u2019Eure-et-Loir, l\u2019Oise, la Manche, la  Seine-Inf\u00e9rieure et la Somme.<\/p>\n<p>Il fut charg\u00e9 de l\u2019envoi et du contr\u00f4le de la distribution du mat\u00e9riel de propagande dans ces     d\u00e9partements.<\/p>\n<p>Il  fut arr\u00eat\u00e9 \u00e0 Paris, le 4 ao\u00fbt 1942, au m\u00e9tro Faidherbe. Il subit des  interrogatoires pendant plusieurs     jours, connut plusieurs prisons, dont celle de la Sant\u00e9. Il fut  condamn\u00e9 \u00e0 15 ans de prison, dans un proc\u00e8s tenu \u00e0 Amiens, en novembre  1942. Apr\u00e8s le proc\u00e8s, il fut intern\u00e9 dans plusieurs     prisons, jusqu\u2019en mai 1944, puis transf\u00e9r\u00e9 au camp de Buchenwald o\u00f9  il arriva le 14 mai.<\/p>\n<p>Il  participa \u00e0 la r\u00e9sistance dans le Camp, sous les ordres de Marcel Paul  et de Fr\u00e9d\u00e9ric Henri Manh\u00e8s, et     participa \u00e0 l\u2019insurrection des prisonniers qui\u00a0 lib\u00e9r\u00e8rent le camp  le 11 avril 1945. Il revint \u00e0 Dieppe le 1er mai 1945. Nomm\u00e9  vice-pr\u00e9sident de la commission d\u2019\u00e9puration de Dieppe, il fut     secr\u00e9taire du syndicat des marins p\u00eacheurs.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s  une dizaine d\u2019ann\u00e9es pass\u00e9es \u00e0 Paris, o\u00f9 il travailla dans le routage  de la presse communiste, il     revint \u00e0 Dieppe en 1956, o\u00f9 il s\u2019engagea dans l\u2019action syndicale et  politique. Entr\u00e9 \u00e0 la Caisse d\u2019allocation familiale, il y cr\u00e9a la  section syndicale Cgt, et fut \u00e9lu d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 du personnel. A son     d\u00e9part en retraite, en 1971, la CGT \u00e9tait majoritaire dans les  organismes sociaux de Dieppe.<\/p>\n<p>Il fut \u00e9lu premier adjoint au maire de Dieppe, \u00e0 la suite de la victoire de la liste d\u2019Union de la Gauche, en     mars 1971. Il fut r\u00e9\u00e9lu \u00e0 ce poste en 1977. Il le resta jusqu\u2019en 1983.<\/p>\n<p>Charles Pieters \u00e9tait Commandeur de la L\u00e9gion d\u2019honneur.<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\">A lire dans le <a href=\"http:\/\/cgt-dieppe.over-blog.com\/ext\/http:\/\/www.ihscgt76.fr\/\">Fil rouge N\u00b039<\/a>, revue de     l&rsquo;IHS-CGT-76.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Hommage \u00e0 un militant CGTU puis CGT, ancien R\u00e9sistant-D\u00e9port\u00e9. N\u00e9 le 24 d\u00e9cembre 1914, et d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 20 janvier 2011 \u00e0 Dieppe, Charles Pieters est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 96 ans. C\u2019est une grande figure du syndicalisme, du Parti communiste,&hellip;<\/p>\n<p class=\"more-link-p\"><a class=\"more-link\" href=\"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/2011\/01\/30\/charles-pieters-est-decede\/\">Read more &rarr;<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[3,7],"tags":[],"class_list":["post-555","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-histoire","category-resistance"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/555","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=555"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/555\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":558,"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/555\/revisions\/558"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=555"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=555"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.gillespichavant.com\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=555"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}