La ministre de la Santé a annoncé 200 Ms € de transferts aux Ocam au titre des cures thermales.
La facture du PLFSS s’alourdit pour les complémentaires santé. Jeudi dernier devant les membres du Conseil de la Cnam, Stéphanie Rist a évoqué un total de 700 Ms € dont 500 Ms € de dépenses hospitalières et le restant sur les cures thermales. Si une économie de 200 Ms € sur ce poste figure bien dans les annexes du PLFSS, la mesure n’avait pas été clairement évoquée jusqu’à présent. «Nous portons un redressement important de la situation financière de l’Assurance Maladie. Sans PLFSS, le déficit passerait à 14 Mds en 2027 ; nous visons un peu moins de 8 Mds d’€ grâce au texte qui vous est présenté», a fait valoir la ministre.
L’année dernière le gouvernement avait déjà envisagé de réduire très fortement la prise en charge de ces cures. Il entendait ainsi réduire le forfait thermal, pris en charge par l’Assurance Maladie, de 65 % à 15 %, et mettre fin à la prise en charge intégrale pour certains patients en ALD. Face au tollé provoqué, la mesure avait finalement été écartée. La Haute autorité de la santé (HAS) a toutefois été saisie en vue d’évaluer le service médical rendu de ces traitements. Dans un rapport rendu en 2019, la Cour des comptes avait évalué le coût annuel des cures thermales à 290 Ms € pour l’Assurance Maladie.
Le Conseil national des établissements thermaux (CNETh), qui regroupe l’ensemble des acteurs du secteur, dénonce dans un communiqué un «déremboursement déguisé qui se profile, puisque rien ne garantit que les complémentaires santé prendront le relais». L’instance déplore une mesure annoncée «sans garantie de prise en charge par les complémentaires et avant même les conclusions de l’évaluation scientifique engagée par la HAS».
